UNE JUSTICE COUPABLE !
Comment en FRANCE en 2011 s'occupe-t-on des VICTIMES de viol ?
Le taux d'élucidation des crimes serait en France d'environ 80 %. Cela porte volontairement à faire croire que les crimes sont élucidés à 80 %, ce qui est totalement faux ! C'est faire croire officiellement que la quasi-totalité des crimes sont résolus, alors que cela est précisément l'inverse.
Ces statistiques, apparemment empruntées via
l'I.N.S.E.E. à la Police Judiciaire et qui semblent constituer la
référence, ne concernent que les faits « constatés », c'est-à-dire
qu'ils ne prennent pas en compte les 9/10èmes des plaintes ou
signalements qui n'auront pas été faits à l'Autorité publique
puisque, en termes de viol par exemple, il est acquis qu'une
victime sur 10 seulement va signaler les faits et déposer plainte,
sous l'effet d'une névrose traumatique conséquente associant déni,
oubli ou effroi, ou tout simplement par peur de représailles.
En effet :
- Le taux d'élucidation ne concerne que les actes
traités par l'institution (police judiciaire ou juge), qui sont
pour ce cas inférieurs à 10 % des cas totaux. Et pas l'immense
majorité (90 %) qu'elle n'aura pas eu la volonté à rechercher par
ailleurs ;
- et pour cause, une victime sur 10 seulement va déposer plainte
;
- les crimes sont à ce jour résolus pour moins de 3 % des
cas.
Un état des lieux désastreux, passé sous silence !
L'E.N.V.E.F.F. et Amnesty International, organismes dont la fiabilité n'est plus à démontrer ont produit des études incontournables et très documentées sur la réalité. Ainsi, un exemple est parlant pour le viol où l'I.N.S.E.E. constate en 2007 10,1 milliers de viols (10.100) alors que les chiffres sont en réalité les 9/10e de 90.000 (50.000 selon l'E.N.V.E.F.F. pour une tranche des femmes de 20 à 59 ans, 90.000 plus plausibles selon Amnesty International).
La réalité du viol est donc approximativement 10 FOIS supérieure à ces statistiques internes !
Le taux d'élucidation officiellement constaté étant d'environ 80 %, il est en réalité de 80 % de 10 % (de 1/10e), soit environ 8 % si on le considère judicieusement par rapport à l'ensemble des cas effectifs, et non par rapport à ceux seuls signalés.
Si l'on constate par ailleurs que parmi ce
restant, seulement une affaire sur 3 traitée aboutit après les
Assises, le résultat cumulé de la Police et de la Justice (car une
affaire officiellement élucidée qui n'aboutit pas à l'issue des
Assises ne doit malgré tout pas entrer dans les statistiques
finales, puisque la Justice a estimé qu'il n'existait pas de «
charges » ou de « preuves suffisantes », l'affaire ne pouvant donc
en réalité pas prétendre être « élucidée » ; avec d'ailleurs toutes
conséquences puisque le ou les présumés criminels gardent la
liberté)
... c'est un tiers de 8 % des affaires qui aboutissent à une
condamnation, soit moins de 3%.
3 %, le taux de résolution des affaires criminelles en
France !
C'est ce reliquat de 3 % d'affaires
élucidées sur 100.000 cas qui devient par ellipse ou amalgame («
criminalité et délinquance » se résument visiblement aux seuls
faits « constatés ») 80 % de 10.000 cas, qui permettent à l'Etat
français et à sa Justice de venir affirmer que le nombre de cas
traités par l'Institution - 10.000 - est cohérent avec la
statistique générale des T.G.I. ; et d'autre part de donner
l'illusion que la majorité des cas sont élucidés - 80 % - alors
qu'en réalité le crime n'est contrôlé qu'à hauteur de 3 %, soit à
titre purement préventif, notre Institution laissant 97 % des
criminels dans la nature.
Et d'ailleurs, qui arrivera à faire croire que 90.000 séances d'Assises ont lieu chaque année ? Il suffit de cumuler les statistiques (affaires jugées ou résolues) de tous des TGI de France voir confirmé de manière éclatante ce taux inférieur à 3 % !
En France donc, et à ce jour, 97 % des criminels sexuels restent dans la nature... qui évidemment récidivent inexorablement échappant aux statistiques.
Comparaison avec les statistiques officielles : 2.77
%

De 2001 à 2005, le nombre de personnes condamnées annuellement
tourne invariablement autour de 3.500, pour 2.500 affaires
criminelles qui ne comprennent pas toutes des viols. On peut
affirmer que dans tous les cas, le nombre d'affaires de viol
passant devant les Assises est au maximum de 2.500.
Et 2.500 affaires parmi 90.000 cas annuels = 2.77 %
Mais encore en dessous de la vérité !
Cependant, les statistiques d'Amnesty International considèrent uniquement les femmes : pas les enfants victimes d'inceste ou de pédophilie, ni les hommes qui prennent une part non négligeable (Confer l'article joint en annexe : « Le garçon invisible », étude canadienne) !
Il est donc probable que ces 2.77 % soit réduits à moins de 2 % voire à 1 % !
Sources :
9 victimes sur 10 :
http://www.crdp-nice.net/432/docs/Le_viol.pdf
[...] Le Collectif Féministe Contre le Viol, qui gère un centre
d'appel, estime que 1 victime sur 10 seulement porte plainte.
[...]
http://www.senat.fr/rap/r04-229/r04-2291.html
[...] A titre liminaire, il convient de rappeler que, d'une manière
générale, les violences contre les femmes donnent rarement lieu à
une démarche auprès de la police : 11 % des femmes victimes
d'agressions sexuelles s'adressent à la police et 26 % des femmes
victimes d'agressions physiques. [...]
Les affaires traitées annuellement devant les Assises
:
http://www.stats.justice.gouv.fr/pdf/2005/dlactp/p5pencs.pdf
Activité pénale de 2001 à 2005 : en moyenne 2500 affaires annuelles passent devant les cours d'Assises françaises.
Les statistiques canadiennes du viol des hommes :
http://www.eurowrc.org/01.eurowrc/06.eurowrc_fr/canada/36.fr_canada.htm
Le garçon invisible : viol masculin au Canada et
proportion par rapport au viol féminin.


